Cyberattaque : comment les PME doivent-elles réagir ?

En dépit des nombreuses dispositions prises pour décourager le phénomène, la cyberattaque perdure et demeure une réalité évidente. La raison est toute simple : les hackers développent constamment de nouvelles techniques pour parvenir à leurs fins. Ils ont plusieurs cibles, mais les PME constituent pour eux, une cible privilégiée. Quelles mesures doivent alors être prises par les responsables d’entreprises pour y faire face ? Trouvez ici, des éléments de réponses à ces préoccupations.

La mise en place d’un plan de reprise d’activité et de continuité d’activité

Cette étape doit venir en amont à la cyberattaque. Elle permet de mieux y faire face dès que celle-ci surviendra. C’est un moyen sécurisé pour empêcher la rupture des activités lorsque votre système informatique sera victime d’attaque.

Les plans de reprise d’activité et de continuité d’activité sont donc des dispositifs d’urgence mis en place pour prévenir les cyberattaques, ou sinon, amoindrir leurs conséquences.

La souscription à une cyber-assurance

L’activité de l’entreprise peut prendre un coup lorsque celle-ci subit une cyberattaque. C’est pourquoi vous devez la prévenir au maximum. La souscription à un contrat de cyber-assurance spécifique est un excellent moyen de le faire. Bien qu’il soit encore très peu connu, cela vous permet de faire face à une éventuelle perte d’exploitation. Celle-ci peut également être couverte par l’assurance de responsabilité civile professionnelle.

Cette dernière forme d’assurance a toutefois, une limite. Elle n’intervient que dans quelques cas bien spécifiques.

L’isolement de la machine en cause

D’entrée de jeu, il est indispensable que les responsables des PME prennent à cœur les risques liés à la cyberattaque afin de pouvoir sécuriser leur système informatique. Pour cela, ils doivent avoir conscience qu’une cyberattaque peut conduire à la perte de leurs données, à l’arrêt de leur activité, et même nécessiter une intervention d’urgence des spécialistes.

Pour cette raison, le premier réflexe lorsqu’une anomalie majeure est détectée dans le système informatique, c’est d’isoler la machine en cause. Vous l’éteignez carrément, au risque de la laisser servir de porte d’entrée à d’autres dommages plus graves dans le système. Après avoir éteint la machine, vous ne devez pas non plus la rallumer aussitôt. Le risque serait alors une perte irréversible de vos données.

La réalisation d’une investigation

C’est à cette étape que les compétences des experts en cyber sécurité sont requises. Ils vous aideront alors à procéder à une fouille de fond en comble de tout le système informatique. L’objectif, c’est de détecter l’origine de la cyberattaque.

Il est particulièrement requis qu’à cette étape, toutes les preuves éventuelles soient mises de côté à des fins ultérieurement utiles.

Le dépôt d’une plainte

C’est une étape que de nombreux responsables de PME banalisent à tort. C’est une approche qu’il faut automatiquement envisager lorsque vous recevez une toute première attaque au niveau de votre système informatique. Celle-ci peut être négligeable ou non.

Déposer une plainte permet de décourager les responsables de la cyberattaque, et vous sécurise amplement. Cependant, pour donner plus la valeur à votre plainte, vous devrez présenter les preuves recueillies au moment de la fouille. S’il devait y avoir de poursuites judiciaires, ces preuves seront d’un grand appui à la procédure.

La mise en place de canaux de communication secours

Trouver des canaux de communication alternatifs pendant la période de cyberattaque est un moyen de sécurisation des informations. C’est utile surtout lorsque l’attaque est généralisée, et qu’elle touche même les canaux de communication comme la messagerie électronique.

Comme solution alternative, les salariés peuvent alors opter pour une communication via le réseau WhatsApp, par exemple.

Le choix de la bonne communication

Très peu de responsables de PME ont le courage de monter au créneau pour communiquer une cyberattaque à leurs clients. Et pourtant, c’est une démarche importante. De ce fait, elle doit être véritablement préparée. Le service de communication de l’entreprise doit pouvoir définir, de commun accord avec les dirigeants, les sujets sur lesquels la communication doit porter.

Il est particulièrement requis de procéder à cela, lorsque des données sensibles ont été exposées à l’attaque. Les cibles de la communication devront être les clients de l’entreprise et les autorités compétentes.

Toutefois, il faut aussi préciser que la communication vient en aval à la confirmation de l’attaque. Elle permet d’ailleurs de bien gérer la période de crise. Il ne serait donc pas intéressant d’entamer une communication sur la base de simples suspicions non encore confirmées.

En définitive, ce qu’il importe de retenir, c’est la nécessité pour les PME, de se préparer pour une éventuelle attaque informatique. Cela permet alors de mieux y faire face. Ainsi, les méthodes utilisées pour gérer l’attaque porteront de meilleurs fruits.

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